Dans les sous-sols malpropres souillés et odorants de notre belle province, se terrent de nuisibles petits animaux sournois. On ne les voit pas toujours, mais ils sont là cachés, attendant patiemment de pouvoir couvrir nos planchers de leurs excréments putrides.
Ces rats contrôlent depuis toujours les fondations de notre belle sociale démocratie, ils ne daignent même pas pointer leurs museaux sales lorsque le ciel de la ville est sombre. Ils préfèrent se gaver de rentes volées à même les poches des citoyens. Et lorsque le soleil se pointe, ces vecteurs de maladies incurables sortent soudainement en réclamant qu’on les nourrisse encore.
Ils ont un plan. Sous le soleil radieux qui se pointe lentement, leurs poils sales brillent, voilant par le fait même l’instant d’un moment leurs véritables intentions et leur aspect repoussant.
Le plus gros sortent en premier, ils ont l’habitude. La mort-aux-rats ils en ont que faire, elle a même bon goût. Des citoyens sans malices les nourrissent sans même se rendre compte qu’ils se font mordre le bout des doigts. Ils seront bien assez tôt malades. Le ciel se couvre, ces gens sont déçues, et remarquent trop tard que les rues nettoyées se couvrent encore de fientes. À quoi bon s’en faire? Il y a toujours eu cette odeur de purin sur la ville. Ensuite viennent les plus petits, la vermine. Ils sortent en masse pour achever le travail car ils ne risquent rien, les plus gras d’entre eux ont ouvert les portes de la ville.
Mais ce que la vermine ne sait pas, c’est qu’ils ne pourront pas revenir dans les sous-sols pourris de Québec, seuls les plus gros pourront retourner se vautrer de nos mille offrandes.
Pensez-y…